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L’intelligence artificielle menace ceux qui ne pensent plus

« Utilisée comme béquille cognitive, l’IA atrophie l’esprit critique, la capacité de raisonnement autonome, l’effort intellectuel qui est le socle même de l’apprentissage », écrit David Lisnard dans sa chronique pour l’Opinion. « Le paradoxe est cruel : au moment où l’IA exige plus d’intelligence humaine, notre système éducatif en produit moins »

le 11 février 2026partager l’article

L'opinion

Le World AI Cannes Festival ouvre cette semaine sa cinquième édition au Palais des Festivals. 10 000 professionnels. 320 speakers internationaux. 220 exposants. Et une nouveauté qui dit beaucoup : le premier Sommet IA des Elus qui réunira plus de 150 maires, présidents de département et décideurs publics engagés dans la transformation numérique de leurs collectivités. L’IA est une réalité industrielle qui s’accélère. Savoir la produire, la maîtriser et l’utiliser est désormais une condition de notre souveraineté. Malheureusement, malgré des effets d’annonce grandiloquents, la France est en train de la regarder passer.

Un an après le Sommet de Paris de février 2025, où en sommes-nous ? Les 109 milliards d’euros annoncés par le président de la République étaient pour l’essentiel des promesses d’investissements privés étrangers sur cinq à dix ans. Les investisseurs français ne représentent qu’environ 6 % de l’enveloppe totale.

Mais construire des data centers en France financés par des capitaux étrangers pour faire tourner des modèles d’IA américains sur des puces Nvidia, grâce à de l’énergie nucléaire bon marché et quelques facilités d’acquisition du foncier, ce n’est pas de la souveraineté numérique. C’est de l’hébergement. Pas de la maîtrise industrielle.

Trois entreprises américaines – Amazon, Microsoft, Google – captent à elles seules plus des deux tiers du marché français du cloud, infrastructure indispensable à l’IA. Quand nos entreprises investissent dans l’intelligence artificielle, l’essentiel de la dépense remonte vers la côte ouest des Etats-Unis. Et les grands modèles d’IA générative sont quasiment tous américains ou chinois à l’exception notable du français Mistral. Comment s’en étonner ? Entre 2019 et 2024, l’Union européenne a adopté 13 000 actes législatifs contre 3 500 pour les Etats-Unis. Résultat : 23 % des start-up européennes de l’IA envisagent de transférer leur siège aux Etats-Unis.

Avec 46 % des start-up européennes de l’IA qui réalisent déjà leur principal chiffre d’affaires outre-Atlantique, cette dépendance est profonde. Mais elle n’est pas une fatalité.

En 2011, Marc Andreessen publiait dans le Wall Street Journal un essai devenu prophétique : « Software is eating the world. » Il avait raison. Pendant quinze ans, le logiciel a dévoré le monde, et nous avons accepté d’être dévorés. Les plateformes américaines ont capté la valeur, les données, les talents. Nous sommes devenus une colonie numérique. Mais le paradigme est en train de basculer. L’IA sait désormais écrire du code et elle le fait de mieux en mieux. La rareté n’est plus dans la capacité technique de coder. Elle est dans la vision, la culture, le discernement. Autrement dit, dans l’intelligence humaine. C’est une fenêtre de tir historique. A condition d’avoir les cerveaux pour s’y engouffrer.

IA et déclassement scolaire

Or, le déclassement scolaire français est documenté et massif depuis le début du siècle.

L’IA générative arrive dans ce contexte de fragilité intellectuelle. Utilisée comme béquille cognitive, elle atrophie l’esprit critique, la capacité de raisonnement autonome, l’effort intellectuel qui est le socle même de l’apprentissage.

Ce qui fait la supériorité de l’homme sur la machine n’est évidemment pas la vitesse de calcul. C’est le jugement. C’est la capacité de douter, de questionner, de refuser une réponse toute faite.

Grâce à la logique d’Aristote, qui nous a appris à structurer un raisonnement et à identifier un sophisme. Grâce au doute méthodique de Descartes, qui enseigne à ne rien tenir pour acquis. Grâce à Montaigne, qui fait de l’incertitude le point de départ de la pensée. Grâce à Pascal, qui distinguait l’esprit de géométrie – le calcul – et l’esprit de finesse – le jugement – et savait qu’on a besoin des deux. Grâce aux Lumières, qui ont érigé la raison critique contre l’argument d’autorité.

Les humanités ne sont pas un luxe de l’ancien monde. Elles sont l’armature intellectuelle du nouveau.

Le paradoxe est cruel : au moment où l’IA exige plus d’intelligence humaine, notre système éducatif en produit moins.

Médecine, environnement, service public : c’est l’IA qu’on ne voit pas qui change la donne

D’autant plus que l’IA la plus transformatrice est celle qu’on ne voit pas et qui change la donne : prédictive, embarquée, couplée à des capteurs, à la robotique, aux biotechnologies.

En médecine, des modèles de diagnostic précoce des cancers dépassent 90 % de précision. AlphaFold, qui a valu le Nobel de chimie 2024, prédit la structure des protéines et en conçoit de nouvelles, accélérant la découverte de molécules thérapeutiques. Dans l’industrie, la maintenance prédictive, la robotique collaborative, l’optimisation logistique transforment déjà les chaînes de production. En environnement, l’IA affine la modélisation climatique, optimise la consommation énergétique, détecte les pollutions.

Jusque dans le service public, la démonstration est parlante. Car l’IA n’est pas seulement une promesse pour la recherche de pointe ou les géants de la tech. C’est un levier immédiat de simplification et de performance de l’action publique.

A Cannes, nous avons développé un jumeau numérique en 4D pour suivre les 15 000 arbres du patrimoine arboré de la ville, contre 200 suivis physiquement auparavant. Des caméras embarquées sur les véhicules de voirie analysent l’état des chaussées en temps réel et programment les réparations. Sur le réseau de bus, des capteurs prédictifs détectent les défaillances mécaniques invisibles à l’œil nu. Dans la collecte des déchets, une IA identifie automatiquement les produits dangereux et a réduit de 220 tonnes les refus de tri. Et l’IA générative, loin du gadget, a divisé par dix le temps de production des rapports de délégation de service public.

Au final, un service public plus rapide, moins cher pour le contribuable, plus qualitatif pour l’usager et un travail plus intéressant pour l’agent.

Cinq critères pour une IA au service de l’intérêt général

L’IA au service de l’intérêt général suppose cinq choix clairs :

Relever massivement le niveau éducatif. Pour résister aux réponses instantanées, aux certitudes algorithmiques, il faudra des esprits formés au doute méthodique, à l’argumentation, à la distinction entre le vrai et le vraisemblable.

Former à tous les niveaux. BTS, CFA, formation continue, reconversions professionnelles : l’IA ne doit pas être réservée aux bac+5.

Faire confiance au local. De l’écosystème Sophia Antipolis–Côte d’Azur, au WAICF à Cannes, l’innovation se construit par le bas, par les collectivités, les entreprises locales.

Produire et non pas seulement réguler. Il est temps de créer une véritable DARPA européenne, et de la financer sur fonds européens, pas uniquement sur des capitaux étrangers.

Libérer l’innovation. Simplifier drastiquement la réglementation, accélérer les procédures, cesser de surtransposer les directives européennes, mettre en place des bacs à sable réglementaires pour tester sans risque juridique.

L’IA peut libérer ou asservir, éclairer ou abrutir. Le danger n’est pas qu’elle devienne plus intelligente que nous, mais que nous devenions plus bêtes avec elle. Le choix dépend donc de notre capacité à former, produire, innover, et à penser. Le WAICF à Cannes existe pour cela : rappeler que c’est l’homme, instruit et libre, qui doit en rester le maître. Ainsi va la France.

Retrouvez cette chronique sur le site de L’Opinion en cliquant ici.

Ruralitic : lorsque nous représentons le département, et donc notre territoire.

Appartenir à la majorité départementale nous donne des responsabilités qui dépassent le seul canton d’Ambert : Valérie Prunier est vice-président du SDIS, je suis vice-président en charge du numérique du département du Puy de Dôme.

Ce n’est pas toujours compris, et cela nous est même parfois reproché : que faisons-nous à Clermont, à Paris ou, comme cela a été le cas à la fin du mois d’août à Aurillac ?

Pourtant, porter la parole du Puy de Dôme, c’est aussi parler du département auquel nous appartenons : en voici l’illustration…

Dans quelques semaines le président Chauvin (qui participait ce lundi à une réunion en sous-préfecture d’Ambert avec l’association de chefs d’entreprises locaux TVLF) présentera, entouré de son exécutif le plan de mandat qui va nous engager dans les années à venir.

De quoi, espérons-le, calmer les impatiences légitimes des uns et des autres…

Quoiqu’il en soit, Valérie et moi n’avons jamais négligé de répondre aux sollicitations locales, comme lors de notre précédent mandat. Et nous n’allons pas commencer maintenant, bien au contraire !

Alors à bientôt dans le canton d’Ambert !

Beurrière : La passion du patrimoine, et pas que…

A Beurrière on s’inscrit dans la durée, dans la foulée du maire Bernard FAURE.

Il faut reconnaître que le bourg s’est particulièrement embelli ces dernières années tout à la fois dans une approche patrimoniale et environnementale qui a su mobiliser les habitants de la commune, au point de faire école : le groupe « verger » a fait des petits à Marsac en Livradois. Il est vrai que nous avons tous des souvenirs d’enfance autour des arbres fruitiers…

Mais le gros morceau, évidemment, ça a été la restauration de l’église, qui a couru sur une trentaine d’années entre 1990 et 2020. La démarche initiée est exemplaire et nous avons eu l’occasion de la rappeler à de nombreuses reprises lors de notre passage dans les communes du canton. Si le patrimoine est une richesse, paradoxalement, il coûte également beaucoup d’argent… bien au delà de ce que peuvent supporter les seules collectivités.

Veillez sur le passé ne signifie pas oublier l’avenir, bien au contraire : encore une fois la question de la téléphonie est au premier plan des sollicitations. L’existence d’un pylône Wi-Max doit pouvoir être pris en compte dans l’amélioration attendue avec impatience de la couverture de téléphonie mobile.

Bien évidemment les questions de santé et de transports ne pouvaient qu’être évoquées ici. La question des transports scolaires vers le privé semble une difficulté peu visible de Lyon. Il faudra là aussi, même en dehors des compétences du département, « amplifier le volume » pour être entendu.

Et puis ici aussi la convivialité est à l’honneur, comme dans l’ensemble des 30 communes du canton.

Chaumont :

Relations traditionnelles entre la commune de Chaumont le bourg et le département : Le FIC est utilisé de manière très diverse, tant pour la voirie communale que pour du bâtimentaire et même de l’accessibilité. On optimise à Chaumont.

Les enjeux du numériques sont ici au moins aussi pressants que dans le reste du canton, peut-être même plus encore : outre les habitants les ambitieux projets de la scierie Chanal ELP-bois passent nécessairement par une montée en débit particulièrement poussée.

Pas sûr que le recours à la 4G Fixe annoncé par la régie Auvergne numérique soit suffisante. Encore un dossier à suivre de très près dans les mois qui viennent.

Si la reprise de l’Hôtel-restaurant Le Prieuré est une excellente nouvelle pour tout le secteur – nous irons, c’est promis – et si la croissance régulière de la population communale sont sources d’optimisme, cela n’empêche pas de s’interroger sur le paysage médical :

Les échanges ont été nourris sur ce point, nombreux exemples et points de comparaison à l’appui. Même si le Livradois-Forez n’est pas classé en zone déficitaire, nous qui y vivons savons parfaitement la galère que représente la recherche – pour ne pas dire la chasse – du médecin traitant.

Le département s’est engagé résolument sur cette voie, il faudra redoubler d’efforts en relation avec les professionnels de santé locaux. C’est la condition indispensable pour sécuriser le plus possible le maintien à domicile.

ACCOMPAGNEMENT, maître-mot de notre campagne électorale. Et dans notre bouche ce n’est pas un vain mot, tout particulièrement pour les dossiers évoqués à Chaumont le Bourg.

Thiolières : des élus informés.

La question du FIC est évidemment centrale lorsqu’on évoque les relations entre les communes et le Département du Puy de Dôme. Chacun souligne d’ailleurs l’écoute des services mais insiste également sur la nécessité de permettre aux communes d’utiliser la totalité de l’enveloppe à laquelle elles peuvent prétendre. Ce n’est pas le cas aujourd’hui : maintenir plusieurs dossiers annuels…

Les délais de procédure sont un peu long par rapport à la démarche de consultation des entreprises. L’autorisation d’engagement de travaux devrait être la règle.

La couverture numérique suscite toujours beaucoup d’interrogations. Sur ce dossier, nous avons largement de quoi apporter des explications, à défaut de pouvoir toujours satisfaire les attentes bien légitimes. Il y a va de notre attractivité.

Enfin la commune attend le règlement d’un dossier de voirie avec le Département. Ca traîne alors que le sujet est assez simple. Pourquoi ?

Globalement, la volonté exprimée que les futurs conseillers départementaux soient engagés au plus près du terrain mais fasse également entendre à Clermont-Ferrand la voix des communes rurales au sein de l’assemblée départementale. C’est ce que nous avons fait pendant 6 ans.

Réunions publiques : une campagne se mène jusqu’au bout.

La dernière semaine d’une campagne; c’est là où il faut tout donner, comme un sprint avant la ligne d’arrivée.

C’est pourquoi, alors que nous terminions la visite des 30 communes du canton, nous avons organisé 4 réunions publiques dans les chefs-lieux des 4 anciens cantons qui forment désormais le canton d’Ambert.

Ouverture à Arlanc, devant une dizaine de personnes. Après l’accueil traditionnel du maire qui nous a fait l’honneur de sa présence, Valérie PRUNIER a introduit la réunion en rappelant le contexte très particulier de cette élection. Echange de qualité entre participants qui sont impliqués dans la vie locale, en tant qu’élus, responsables d’associations…

Au delà des relations privilégiées entre les communes et le département, la spécificité des communes rurales a été soulignée : nous avons pu le mesurer pendant le mandat qui s’achève, elle devra être défendue avec détermination dans les années qui viennent. Pas une opposition, mais une complémentarité qui faudra enrichir.

Le social a été largement évoqué, à travers les services à la personne et le recrutement des médecins. L’achèvement de la maison de santé communale d’Arlanc est une opportunité pour nous tous, il faudra la saisir.

Petit comité à Saint-Anthème où nous étions une dizaine seulement, candidats compris. Comme on dit par chez nous, ça ne fait pas gras, mais il est évident que cette élection est spéciale.

Daniel BARRIER, le régional de l’étape, a entamé le débat. Les associations étaient à l’honneur et l’une de nos interlocutrices nous a permis de rappeler que, contrairement à ses affirmations, la vie associative est une formidable richesse pour notre canton. 400 associations pour 30 communes, pas mal quand même.

Le désenclavement vers la Loire était une évidence ici et les premiers choix étant arbitrés, les zones de dépassement vont être réalisées, c’est la prochaine étape.

La proximité de la Loire a remis sur la table le recrutement du collège du Val d’Ance : est-ce que le transfert des transports à la région va ouvrir de nouvelles opportunités ? Nous l’espérons et nous serons le lien entre Conseil départemental et Conseil régional.

D’autres sujets locaux ont été abordés : l’hébergement intergénérationnel et la téléphonie mobile : des questions récurrentes tout au long de nos rencontres avec les communes du canton.

Nous accompagnerons les communes et les associations.

Belle réunion à Viverols où la dizaine de participants a animé un débat où nous n’avons pas vu passer le temps.

Claire RICHARD, en introduisant le débat a balayé l’ensemble des compétences qui relèvent du département. Confirmation ici des préoccupations de l’ensemble des habitants du canton.

Le social était à l’honneur. L’attractivité médicale interroge, face à la pénurie et la concurrence ; en travaillant avec Usson, la commune ouvre une démarche originale et intéressante. Echanges riches car les participant(e)s avaient des « billes » et ont éclairé et enrichi notre réflexion. Un grand merci.

La future caserne des pompiers est un sujet que nous aurons à porter, nous l’espérons. Tous les feux sont au vert localement, et nous avons donc confirmé nos engagements de Sauvessanges : nous demanderons au futur responsable du SDIS de présenter clairement aux acteurs locaux les engagements du département.

Ambert enfin pour la dernière de nos quatre réunions publiques : devant le nombre plus que réduit de participants (3) en sus de l’équipe du canton qui était venue en force la réunion a été rapide. Salutations à nos fidèles supporters et bonjour à Pascal Pointud président du Mouvement ruralité 63 et vice-président national, nouvel habitant du canton mais interlocuteur privilégié sur Twitter depuis longtemps. Il a bien fait de s’installer dans le canton

Nous n’avons pas manqué l’opportunité de nous retrouver avec l’équipe du canton au bon coin, notre base de la campagne électorale victorieuse de 2015. Ce retour imprévu nous a tous réjoui. Richesse des souvenirs et espérance accrue pour les heures qui viennent.

Car une campagne se mène jusqu’au bout : nous achevons la première étape, celle du premier tour.

La suite, c’est avec vous, électeurs de ce canton que nous allons l’écrire. Faisons mentir les pronostics sur l’abstention. Ici, on n’aime pas que d’autres décident pour nous ; à nous, à vous de le prouver ce dimanche.

Votez et faites voter :

Saint Clément de Valorgues sous le signe des réseaux et des transports. Mais pas que…

A Saint-Clément de Valorgues les élus sont motivés. Et ils ont du mérite parce que les réseaux occupent une part importante de leur action – et de leurs finances – comme dans beaucoup de communes : travaux de voirie réguliers avec le soutien du FIC, travaux sur le réseau d’assainissement…

Si le département intervient financièrement les communes sont de plus en plus nombreuses à utiliser également les services de l’ADIT (L’Agence d’Ingénierie Territoriale) mise à disposition par le département. L’expertise en matière de réseaux de toutes sortes est reconnue et bien utile pour aider à la réalisation des dossiers préparatoires comme pour assurer le suivi des travaux.

 La commune est confrontée par ailleurs à une difficulté majeure : réduire la vitesse en traverse de bourg. Quelques automobilistes par leur inconscience font courir des risques considérables aux riverains. Les forcer à ralentir n’est pas simple. Du coup, les conseillers départementaux peuvent servir d’intermédiaire entre les maires confrontées à la même situation et permettre à chacun de choisir les solutions les plus adaptées : rétrécissement de la route, création de « plateaux »… les pistes sont nombreuses mais pas toujours aisées à mettre en œuvre, et souvent onéreuses.

Comme dans toute la vallée de l’Ance le développement des transports en commun vers la Loire est un enjeu à développer également. Nous l’avions déjà bien compris il y a 6 ans et le dossier reste ouvert même si, désormais, il relève plutôt de la communauté de communes et de la région. Circonstance favorable, Valérie PRUNIER en tant que vice-présidente de la communauté de communes est à la manœuvre. Bonne pioche !

Réseau téléphonique ensuite : des zones blanches perdurent, malgré les demandes sur la plateforme France mobile qui permet aux mairies de faire part de leurs besoins au Ministère. Une partie importante de la commune n’est pas couverte, notamment sur le secteur de la vallée de l’enfer et la route de Saint-Anthème aux Pradeaux.

Fibre enfin : c’est le comble, la commune a finalisé son adressage avec sérieux et anticipation mais les opérateurs ne l’ont manifestement pas intégré, ce qui laisse des logements non raccordables en l’état. Le Département doit pouvoir obtenir des éclaircissements sur ce point étonnant. Nous y veillerons si en avons la possibilité. La couverture numérique est essentielle désormais pour attirer de nouvelles populations.

Une rencontre donc riche en informations et en échanges. Nous n’oublions pas non plus les excellents moments de convivialité passés dans la commune, entourés des élus de la vallée lors des célèbres fêtes patronales dont nous attendons avec impatience le retour.

Eglisolles : au complet et motivés

Jean-Luc VIALLARD avait joué « tactique » : nous avions rendez-vous à la mairie à l’issue d’une réunion des conseillers municipaux. Du coup c’est un conseil presque au grand complet que nous avons rencontré. Merci de cette belle initiative.

La diversité des personnes présentes a fait que de nombreux sujets ont été abordés :

A commencé par le maintien de la proximité des services : collège, division routière, SDIS et santé. Dans tous les cas le Département est impliqué directement ou indirectement. Nous avons rappelé notre volonté de garder cette proximité. Les réorganisations dans le domaine social et routier ne nous donnent pas satisfaction. Il faudra les reprendre en concertation avec les personnels. Par ailleurs les décisions doivent être prises par les élus…

Le maire a d’ailleurs une conviction qu’il a partagé avec les maires du secteur, Michel Bravard l’a d’ailleurs évoqué devant nous : pourquoi ne pas encourager les personnels du département à devenir sapeurs pompiers volontaires ? Un excellente idée, c’est certain !

Incontournable, la question des télécommunications est présente aussi à Eglisolles : il faut maintenir la qualité sur le cuivre – et ça n’est pas gagné… – et développer la couverture par la fibre, une évidence.

Entre professionnelles de santé le maillage médical de l’arrondissement ne pouvait pas être mis de côté. Valérie PRUNIER a pu évoquer l’implication du Département dans le retour d’un médecin à Saint-Germain l’Herm. Les stratégies à mettre en oeuvre sont diverses et il n’est pas toujours facile de choisir entre salariat des médecins et profession libérale.

Pour la première fois les enjeux agricoles ont été évoqués : témoignage poignant des difficultés à valoriser sa production dans le cadre des AOC – pour le lait en l’occurrence – . Même si l’agriculture ne fait pas partie des compétences obligatoires du département il faut reconnaître que l’action est portée. Nous la développerons et l’ouvrirons plus largement à tous les agriculteurs. Tous sont persuadés de l’intérêt de privilégier la qualité. Mais il faut être soutenu pour pouvoir le faire….

Tour d’horizon terminé par un apéritif, moment d’échange qui nous manque tant en cette période. Promis, nous reviendrons et, cette fois-ci, ce sera notre tournée ! L’animation de la commune est en de bonnes mains, celles des Joyeux Bougnats (Les Joyeux Bougnats d’Eglisolles – Association pour l’animation, soirées, repas, sorties, fête du village (joyeuxbougnats-eglisolles.fr)) nous ne manquerons pas d’occasion pour revenir…

Mais avant de partir, il fallait convaincre Valérie que la réunion était terminée…

Et oui, Valérie, c’est terminé…

juste le temps d’apprécier l’emplacement stratégique du bâtiment acquis par la commune pour développer un lieu de convivialité, indispensable à tout développement communal.

C’est clair, à Eglisolles, on a de l’énergie à revendre et on est motivé. Pensées toute particulière pour le maire, Jean-Luc VIALLARD qui prendra sa retraite au mois de septembre. Attention Jean-Luc, cela signifie simplement encore plus de temps au service de la commune… Et un grand bravo pour ton engagement au service des Puydômoises et Puydômois durant ta carrière.

Couverture numérique : consultez « Ma connexion internet » de l’arcep

La couverture numérique du canton est une question récurrente dans les communes que nous avons déjà visitée – une dizaine pour le moment -.

Afin d’apporter des informations au pus près sur ce sujet sensible nous vous rappelons l’existence du site « Ma connexion internet » qui est en cours d’évolution pour vous apporter des réponses précises adresse par adresse. Pour y accéder, cliquez sur le lien suivant.

Ma connexion internet | Arcep

Vous disposer, en zoomant, de la qualité :

pour y accéder : Ma connexion internet | Arcep

Suivant la couleur vous savez à quelle débit vous êtes/pouvez être connecté.

Suite à une réponse que nous avons posée à l’ARCEP sur le délai d’actualisation l’objectif est d’arriver à une mise à jour trimestrielle, mais ce n’est pas encore le cas, les données sont généralement un peu plus ancienne.

Une chose est sûre, les futurs conseillers départementaux auront à suivre avec la plus grande vigilance la question de la couverture numérique.

Medeyrolles (2/2) : Avec Michel BRAVARD c’est du sérieux !

L’expérience du maire de la commune de Medeyrolles et son rôle de conseiller général du canton de Viverols pendant plusieurs mandats en font un interlocuteur avisé et très au fait de la relation étroite qui rapproche communes et département.

L’heure était donc à la discussion, à la négociation et aux engagements sérieux. Comme on aime ! Après quelques échanges autour de la viabilité hivernale et des interrogations posées par les nouvelles populations, on est entrés très vite dans le dur :

Ayant été à l’origine du Fonds d’Intervention Communal (FIC) avec d’autres conseillers généraux d’alors il maîtrise : au point de nous rappeler que la part réservée au financement des travaux de voirie est proportionnelle à la longueur de voirie communale. Bien vu en effet !

Par contre, le système actuel ne permet pas à la plupart des communes de consommer la totalité de l’enveloppe proposée par le Département. C’est pourquoi nous proposons que la commune puisse choisir elle-même le mode d’utilisation, y compris en cumulant la totalité du FIC sur un seul projet qui serait ainsi subventionnable au taux maximum de 80% d’aide. Et nous l’écrivons ici, comme promis Michel.

L’échange a porté également sur les communes nouvelles, auxquelles les uns et les autres ne croient pas vraiment (c’est se priver de nombreux bénévoles) mais par contre sur l’intérêt, autour du département et de la communauté de communes des groupements de commande ou de la mutualisation.

Il est clair que ce mandat sera celui du renforcement des relations entre communes, EPCI, département et région. Nous en sommes tous persuadés. Michel BRAVARD rappelant d’ailleurs à ce sujet que la communauté de communes de la vallée de l’Ance avait été la première à partager des secrétaires de mairie entre les différentes communes.

Incontournable enfin, la question des télécommunications : d’ici à 2022 la commune ne sera que partiellement fibrée, le reste du territoire étant couvert par la 4G fixe, une solution honnête mais clairement non équivalente.

Propositions, contre-propositions, échanges, enrichissement mutuel, c’est ça une campagne électorale. Merci à Medeyrolles, ses élus et son maire pour ce bon moment.